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Interview d'Antonin Baudry, réalisateur du Chant du Loup

Interview d'Antonin Baudry, réalisateur du Chant du Loup

« Une tragédie grecque dans un sous-marin », c’est ainsi qu’Antonin Baudry a défini son film Le Chant du Loup, premier film de sous-marin français, qui se hisse d’emblée au sommet du genre.
Sub-Marine est allé à la rencontre de ce jeune réalisateur qui, après une carrière de diplomate, puis de scénariste (Quai d’Orsay, Bertrand Tavernier, 2012 d’après la bande dessinée éponyme), signe ici un premier film magistral.

Pour les amateurs de films de sous-marins, Le Chant du Loup est une heureuse surprise.
Ditesnous ce qui vous a conduit à cette aventure .

J’ai toujours aimé les films de sousmarins, mes références sont principalement Das Boot et Torpilles sous l’Atlantique. Puis, j’ai eu un jour l’occasion d’effectuer une plongée à bord d’un SNLE, à bord du Terrible, et j’ai trouvé ce que je voyais et entendais, ce mélange de sons, de voix, d’ordres qui se répondent, ces lumières étranges, très cinématographique ; j’ai observé ce huis clos absolument magnifique et me suis dit qu’il fallait absolument en faire un film. J’ai surtout été très frappé par l’ambiance sonore, c’est le son qui a été le déclencheur, c’est lui le héros du film. Le huis clos est également très intéressant, il permet de créer une intensité et des situations de mise en scène qui sont vraiment particulières. Ce qui m’a frappé aussi ce sont les rapports entre les hommes : tout ce qui divise les hommes à la surface n’existe plus dans le sous-marin, c’est un monde de solidarité, de courage et de confiance et j’ai trouvé ça magnifique, absolument sublime.


L’aspect militaire de la chose vous attirait-il ?
Pas spécialement : je ne me suis jamais dit que je voulais faire un film militaire, c’est vraiment le sous-marin qui m’a plu. Mais en revanche le fait que ce soient des serviteurs de l’État me touche beaucoup, ces hommes, dans l’ombre, qui oeuvrent pour notre sécurité, là, j’ai trouvé ça très fort, ce sont des personnes qui prennent de gros risques et dont personne ne voit le visage et je me suis dit qu’il faudrait les montrer. Et leur jeunesse est impressionnante, le barreur qui pilotait le bâtiment, c’était un gamin…


À part cette visite du Terrible, avez-vous eu d’autres sources d’inspiration ?
La suite de l'interview à lire dans Sub-Marine n°22...

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